L. A. Griffont

Qui êtes-vous en quelques lignes?

Rêveuse, je suis une âme vagabonde ayant un besoin vital de quitter la réalité le temps d’un roman. Casanière, je préfère lire, écrire et rêvasser à mes prochaines histoires au lieu de fréquenter les endroits achalandés. Je me plais bien sous le chaud soleil de l’été et j’évite l’hiver, dès que possible. Je suis sensible aux beautés de la vie.

Un beau matin, je me suis levée avec une histoire à raconter : je venais de découvrir ma mission de vie.

D’où vous est venue l’envie d’écrire?

Cette envie d’écrire m’est venue d’un besoin viscéral de m’éloigner de mon quotidien, de mon travail administratif, de ma routine destructrice du dodo-boulot-auto. À cette époque, faute d’être en mesure de le faire physiquement, je me suis évadée grâce à mes romans (ou plutôt mes griffonnages de fond de tiroir). Créer un univers et y faire évoluer des personnages m’a fait prendre conscience d’une facette cachée du bonheur : l’orgasme créatif. Écrire des romans est vite devenu nécessaire à mon équilibre psychique. Avoir le pouvoir de concevoir un monde et de l’animer, voilà à présent un plaisir irremplaçable à mes yeux.

Quel a été votre parcours?

Au début, je me contentais d’aligner des mots sur des feuilles et de décrire de petites scènes relativement cohérentes entre elles. J’ai rapidement pris conscience qu’écrire demandait un peu plus d’organisation. Après des semaines de recherches, des dizaines de lectures et deux formations autodidactes, j’ai commencé à concevoir un plan. C’est à ce moment que j’ai réalisé ceci : mes idées étaient trop nombreuses pour un unique roman. Je risquais de commettre l’une des erreurs les plus courantes des débutants : l’éparpillement. Mon histoire est alors devenue une longue saga mouvementée s’étalant sur plus de 700 ans.

Puis, j’ai glané à gauche et à droite des conseils de différents auteurs. Je les remercie d’ailleurs de leur franche collaboration. À cette période, une personne en qui j’avais confiance (et qui a encore toute ma confiance aujourd’hui) m’a recommandé de tenter la publication. Ce projet, qui ne devait être que des manuscrits de fond de tiroir, a soudain changé de cap pour un virage à 180 degrés. J’ai réfléchi et je me suis dit : « Pourquoi pas? »

Au moment où je publie ces lignes, mon premier roman est en mode « correction et révision ». J’ai hâte que le processus se termine et je vous tiens au courant dès sa parution.

Où puisez-vous votre inspiration?

Je puise mon inspiration dans les gouttes ruisselant sur mes fenêtres les jours de pluie, dans le croassement taquin et matinal d’une corneille, dans les objets rapportés de mes voyages. Je m’inspire aussi de l’odeur du vieux papier et du cuir, d’une pièce de monnaie ancienne, d’une plume d’oiseau trouvée sur la plage, de la flamme vacillante d’une bougie, des traces de pas dans la boue…

Dès que j’ai ouvert mon âme à la beauté de la vie, tout est devenu source d’inspiration.