1- Confidence du passé

En toute honnêteté, j’ai un aveu à vous faire. Remontons dans le passé. La tranche de vie que je désire partager avec vous débute il y a plus d’une décennie, à l’aube de ma jeune trentaine. À cette époque, une amie m’avait préparée à ce bouleversement, mais je ne l’avais pas crue; je l’avais ignorée. Pourtant, cela s’est produit, et avec grand fracas!

Je ne sais pas si le phénomène est planétaire et typiquement féminin, mais à l’aube de la trentaine, une force obscure a envahi mon âme et ne cessait de me chuchoter d’horribles choses : une grande remise en question s’est emparée de moi.

Avais-je réalisé mes passions? Qui étais-je devenue? Je ne cessais de me demander si ma vie en valait la peine. Étais-je un simple pion du grand échiquier de la vie? Ce questionnement me perturba au point de faire ressurgir une ancienne passion remisée au fond de ma boite à émotions : la lecture.

Je me suis mise à lire pour me comprendre, puis à lire pour réapprendre à vivre. J’ai aussi lu pour apprivoiser le bonheur et pour attirer les coïncidences favorables. Puis, y prenant gout de nouveau, j’ai fait installer des étagères que je prenais plaisir à garnir de mes découvertes littéraires. Un jour, j’ai parcouru les 900 kilomètres qui me séparaient de Montréal et je me suis rendue dans un Salon du livre. J’y ai fait d’agréables découvertes, et mes lectures sont redevenues, comme lorsque j’étais enfant, essentielles à mon bonheur.

Que s’était-il passé entre mon enfance de jeune lectrice passionnée et l’adulte que j’étais devenue? Je n’en suis pas certaine. La seule certitude que j’avais, c’était que la quarante approchait à pas de géant et que je trainais toujours en moi cet étrange sentiment de passer à côté de quelque chose d’important.

En toute honnêteté, j’ai un aveu à vous faire : je n’ai jamais rêvé de devenir romancière.

J’ai toujours eu une facilité incroyable à inventer des histoires, mais l’idée d’en faire un métier ne m’avait jamais effleuré l’esprit jusqu’à ce que mon conjoint me le suggère. Je me souviendrai toujours de ses paroles lorsqu’il m’a mentionné : « Tu as tellement de facilité à inventer des histoires, tu devrais essayer de les écrire. »

En naviguant sur le Web, j’ai découvert que mon cas n’était pas unique. Nous sommes plusieurs à redécouvrir le plaisir de la lecture après une longue période d’absence. Nous sommes également nombreux à tenter l’expérience de l’écriture lorsque nous passons le cap de la quarantaine.

À présent, sur mes étagères, les romans côtoient les livres informatifs et les encyclopédies. Ils sont ma fierté!

C’est la première trilogie que j’ose vous présenter. Il s’agit d’un roman d’aventures teinté de fantastique et pimenté de spiritualité. Mon choix de genre s’est, en quelque sorte, imposé de lui-même. J’ai commencé à écrire, et c’est ce qui en est ressorti.

Je vous souhaite une excellente expérience de lecture.

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