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Nauranéüs Le Second Mécanisme

Nauranéüs – Le second mécanisme
Roman d’aventures, fiction mystérieuse.
420 pages. Par Lucy Alex Griffont
RÉSUMÉ DU ROMAN

Les aventures fantastiques de Jennifer Saint-Cleerc reprennent de plus belle lorsque l’historien Dean Ruushwilde lui confirme l’existence, dans un château médiéval français, d’une tapisserie hantée portant la signature de son ancêtre.

Sa quête des douze sagesses est loin d’être terminée et, à coup sûr, elle sera parsemée d’embûches dressées par les Cerbères du Silence.

La France, pays de légendes, d’abbayes cisterciennes et de librairies anciennes, chuchote son mystérieux message. Dans l’ombre, le Prophète assume son rôle de guide.

Des évènements laissent présager un rebondissement inattendu à cette saga unique.

Jennifer acceptera-t-elle le voyage proposé par Dean? Succombera-t-elle à l’envie de se lancer sur les traces de ses ancêtres?

Nauranéüs Le second mécanisme

Nouvelle parution!

Je suis heureuse de vous présenter mon travail de la dernière année. Nauranéüs — Le second mécanisme. https://goo.gl/AoOgHV

Les aventures de Jennifer commencent à peine…
Roman, fiction mystérieuse. 420 pages.

Pour une dédicace, écrivez-moi : https://goo.gl/4WmU1E
C’est avec un immense plaisir que je vous écrirai un petit message personnel.

Lucy Alex Griffont

Extrait du roman Nauranéüs le messager des Ancêtres

nauraneus-roman-bonus

http://www.amazon.fr/L.-A.-Griffont/e/B014ANOGES

LES HOMMES TATOUÉS

Madison, Wisconsin

Le nez de la voiture était en accordéon : l’impact avait projeté l’automobile au fond du fossé. Une fumée bleutée s’échappait du moteur, et des odeurs d’essence émanaient de la carcasse. Deux hommes cagoulés l’empoignèrent par les épaules pour l’extraire brutalement de sa prison de métal aux portières renfoncées. Jennifer Saint-Cleerc revint à elle lorsqu’une violente gifle réactiva ses sens.

Positionné de manière à rudoyer la jeune femme contre la tôle froissée, l’un des voyous, grand et à l’ossature frêle, avait le bras tatoué d’un manche d’épée. Il sentait le tabac et la bière.

Au même moment, on entendit le téléphone de Jennifer, la sonnerie semblait provenir de l’intérieur de la voiture. Désespérée, elle eut une pensée pour Julian.

L’homme la tenait à la gorge et criait :

― OÙ SONT LES DOCUMENTS DU NOTAIRE? PARLE, PETITE GARCE!

― Son sac est juste là, laisse-moi le temps de le fouiller, précisa son acolyte. Je pense avoir trouvé son téléphone.

Le second voyou, aussi maigre que son complice, était toutefois moins grand. Il effectuait des gestes brusques et rapides. Un coin de chandail rouge dépassait de sa veste noire. Il arracha le sac des griffes de son complice et retira le téléphone.

Les yeux exorbités par la peur, tremblante et contenant à peine une forte envie d’uriner, Jennifer crut reconnaitre la voix de l’un des deux hommes.

D’un ton grossier, l’agresseur sentant le houblon insista :

― Où sont les documents? Tu arrives de chez le notaire, et nous voulons tout savoir, sale garce. Qu’est-ce que la vieille folle t’a légué?

― Grand-mère?

Jennifer avait le visage crispé par la terreur. Elle ne se doutait pas que l’on puisse détester la gentille Lucia. L’homme approcha sa bouche de l’oreille droite de sa victime. D’aussi près, Jennifer put sentir son haleine putride.

― Je crois que tu n’as pas compris mon message. Je te conseille de ne pas m’obliger à le dire une seconde fois.

Le voyou resserra son emprise. La jeune femme eut du mal à respirer. Elle peina à lui répondre et murmura :

― Elle m’a laissé la maison… et la voiture.

Les entrailles enroulées sur elles-mêmes, elle montra le tas de ferraille.

L’agresseur au chandail rouge vérifia les appels effectués à partir du portable de Jennifer et l’interrogea :

― Rien d’autre, certaine? Nooonnn, je ne te crois pas!

Il la menaçait d’une voix haineuse et la fixait dans les yeux à travers les orifices du tissu de sa cagoule. Jennifer, étouffée par les larges mains de l’autre voyou et prise de panique, bafouilla une poignée de mots.

― C’est de l’argent que vous voulez?

― Tes quelques centaines de dollars, tu peux te les mettre où je pense, cracha celui qui la retenait prisonnière. Oublie cette pourriture de maison et cette carcasse de tôle fripée. Qu’est-ce que la vieille t’a légué? Réfléchis!

Il sortit une arme blanche, un couteau aiguisé depuis peu, d’un étui porté à sa ceinture. La lame de trente centimètres aurait impressionné n’importe quel brigand.

― Tu n’as pas reçu des documents du notaire? Tu sais, le genre d’enveloppe avec de vieux papiers à l’intérieur? Arrête de m’énerver, la conne, sinon…

― De vieux papiers, insista le plus petit malfaiteur. Je fouille la voiture une seconde fois. Toi, petite garce… Tu ne perds rien pour attendre! Nous n’avons pas toute la journée!

Un véhicule utilitaire sport de couleur sombre arriva en trombe. Un vieillard à l’abdomen rebondi en descendit d’un pas lent. Il s’appuyait sur une canne en bois au manche recourbé. Tel un politicien, il était habillé d’un chic costume noir, et des souliers en cuir verni complétaient l’ensemble. Il représentait sans nul doute une figure d’autorité.

Il boita jusqu’à elle, tête découverte, accompagné d’un troisième homme cagoulé. Même en voyant son visage, elle ne put identifier l’homme au front fuyant et aux os angulaires. Il portait une petite barbiche à la japonaise qui ne lui allait pas du tout. Ses arcades sourcilières lui donnaient un air frondeur et agressif, tandis que la partie supérieure de ses joues pointues attirait le regard sur ses iris d’un bleu fumé. Il avait l’aspect d’un maniaque, d’un être fanatique et imprévisible.

D’aussi près, elle put sentir l’odeur acidulée de la vengeance. Il prit la parole, non sans se racler auparavant la gorge et propulser un crachat au sol. D’une voix malveillante, il commença :

― En ce moment, ma chère enfant, le manoir de ta grand-mère est fouillé de la cave au grenier. Si tu nous révèles où tu as caché ce qu’on cherche, je n’ai qu’un coup de fil à passer et tu trouveras ta maison dans un état, disons… convenable. Bon. Oui, il va y avoir du ménage à prévoir chez toi. Mes petits gars ne sont pas délicats. Comprends-moi, petite : je suis convaincu que cette coquine de Lucia a quelque chose qui m’appartient de droit.

Il marqua une pause et frotta la paume de sa main sur le pommeau de sa canne en un mouvement presque érotique.

Jennifer savait ce qu’il cherchait et fut traversée d’un frisson de terreur. Quelque chose de grave se préparait : ils portaient tous le tatouage de l’épée.

Deux choix s’offraient à elle : se taire lui paraissait une décision qui mettrait sa vie en danger, mais révéler l’emplacement du document serait un geste lourd de conséquences.

Désespérée, elle eut une pensée pour Julian. Au même moment, son téléphone sonna dans la main du voyou. Il sursauta et faillit l’échapper.

― Ton petit ami, lâcha-t-il d’un rire diabolique. On le laisse patienter? Nous n’en avons pas fini avec toi…

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Le 12 août, j’achète un livre québécois.

Voici mon petit défi personnel de 2015 : présenter mon premier roman à mon public cible : des gens curieux et intéressés par les personnages mystérieux, la résolution d’une quête et les aventures d’une jeune femme universitaire. Le tout soutenu par une intrigue à saveur policière.

Voici pourquoi j’ai créé une version numérique à moins de 4.00$. http://osmora.com/bibliotheque/ebook/nauraneus-version-allegee-sans-illustrations

Cette version ne contient pas les illustrations ni la septième sagesse du Codex d’Orion : Gamma Orionnuus.

Voici quelques commentaires reçus de mes 104 premiers lecteurs :  un rythme soutenu, une fin inattendue, impossible de faire une pause avant la fin, des personnages attachants, une très bonne histoire, un sentiment de bestseller, hâte à la suite, intrigue à la hauteur, captivant du début à la fin, impressionnant, univers intéressant, etc.

Le 12 août, j’achète un livre québécois.

La grande famille des auteurs québécois

Ce matin, j’ai réalisé que je faisais partie de la grande famille des auteurs québécois!

Je me présente, L. A. Griffont, romancière.

Voici mon premier roman. Points de vente.

Nauranéüs - Le messager des Ancêtres

Beaucoup d’entre nous rêvent, un jour ou l’autre, de faire partie de la grande famille des auteurs québécois. Selon les critères actuels, peu y parviennent. Bon, certains me diront que les « vrais » auteurs québécois sont ceux qui ont été publiés par un éditeur reconnu. C’est votre opinion.

Moi, je pense qu’un auteur est une personne qui a quelque chose à dire et qui prend le temps de s’exprimer par les mots, peu importe s’il a été officiellement accepté par la structure rigide des maisons d’édition ou non.

Le monde évolue. Depuis l’arrivée d’Internet dans nos vies, l’accessibilité au monde entier est à présent possible pour tous, et je pense que cette technologie offre d’innombrables possibilités aux nouveaux auteurs.

Un bref instant, oublions les difficultés de faire accepter son manuscrit par un éditeur, car, soyons réalistes, cela peut se comparer à essayer d’entrer dans votre maison par la hotte de la cuisinière. Heureusement, il y a d’autres solutions telles que l’autoédition (ou édition à compte d’auteur). Pour ceux et celles qui visent la perfection, je vous conseille les services d’un graphiste pour la couverture, d’un réviseur professionnel pour la qualité du texte et d’un minimum d’efforts de promotion sur le Web.

Pour ma part, mon histoire est simple. Je me suis levée un matin avec une histoire à raconter. J’ai récupéré mon ordinateur — qui trainait sur mon bureau depuis des lunes — et j’ai tapé quelques lignes. L’expérience m’a plu et j’ai osé libérer mon esprit débridé. J’avais découvert ma mission de vie.

À quel moment devient-on membre de la grande famille des auteurs québécois? C’est une question que je me suis souvent posée. Selon moi, les auteurs québécois ou ceux d’autres origines partagent certains objectifs communs tels que le plaisir de l’écriture, l’esprit créatif et l’amour de leurs personnages. Comme eux, écrire me procure un réel plaisir, et rien au monde ne pourrait m’en empêcher. Inventer des histoires est l’acte de création que je considère être le plus libérateur, et donner la vie à mes personnages me positionne dans un état de transe indescriptible.

Selon ma logique personnelle, lorsque des objectifs communs sont atteints, il est possible de se donner le droit de déclarer haut et fort être un auteur. J’ose dire que les auteurs québécois ont envie d’être lus pour la simple et bonne raison que leurs écrits auront réussi à séduire un public particulier. J’ose avancer qu’ils espèrent atteindre les gens par les mots. Je les crois porteurs d’une âme sensible, appréhendant la critique, le rejet et la moquerie; j’imagine ces auteurs tels que je suis.