La grande famille des auteurs québécois

Ce matin, j’ai réalisé que je faisais partie de la grande famille des auteurs québécois!

Je me présente, L. A. Griffont, romancière.

Voici mon premier roman. Points de vente.

Nauranéüs - Le messager des Ancêtres

Beaucoup d’entre nous rêvent, un jour ou l’autre, de faire partie de la grande famille des auteurs québécois. Selon les critères actuels, peu y parviennent. Bon, certains me diront que les « vrais » auteurs québécois sont ceux qui ont été publiés par un éditeur reconnu. C’est votre opinion.

Moi, je pense qu’un auteur est une personne qui a quelque chose à dire et qui prend le temps de s’exprimer par les mots, peu importe s’il a été officiellement accepté par la structure rigide des maisons d’édition ou non.

Le monde évolue. Depuis l’arrivée d’Internet dans nos vies, l’accessibilité au monde entier est à présent possible pour tous, et je pense que cette technologie offre d’innombrables possibilités aux nouveaux auteurs.

Un bref instant, oublions les difficultés de faire accepter son manuscrit par un éditeur, car, soyons réalistes, cela peut se comparer à essayer d’entrer dans votre maison par la hotte de la cuisinière. Heureusement, il y a d’autres solutions telles que l’autoédition (ou édition à compte d’auteur). Pour ceux et celles qui visent la perfection, je vous conseille les services d’un graphiste pour la couverture, d’un réviseur professionnel pour la qualité du texte et d’un minimum d’efforts de promotion sur le Web.

Pour ma part, mon histoire est simple. Je me suis levée un matin avec une histoire à raconter. J’ai récupéré mon ordinateur — qui trainait sur mon bureau depuis des lunes — et j’ai tapé quelques lignes. L’expérience m’a plu et j’ai osé libérer mon esprit débridé. J’avais découvert ma mission de vie.

À quel moment devient-on membre de la grande famille des auteurs québécois? C’est une question que je me suis souvent posée. Selon moi, les auteurs québécois ou ceux d’autres origines partagent certains objectifs communs tels que le plaisir de l’écriture, l’esprit créatif et l’amour de leurs personnages. Comme eux, écrire me procure un réel plaisir, et rien au monde ne pourrait m’en empêcher. Inventer des histoires est l’acte de création que je considère être le plus libérateur, et donner la vie à mes personnages me positionne dans un état de transe indescriptible.

Selon ma logique personnelle, lorsque des objectifs communs sont atteints, il est possible de se donner le droit de déclarer haut et fort être un auteur. J’ose dire que les auteurs québécois ont envie d’être lus pour la simple et bonne raison que leurs écrits auront réussi à séduire un public particulier. J’ose avancer qu’ils espèrent atteindre les gens par les mots. Je les crois porteurs d’une âme sensible, appréhendant la critique, le rejet et la moquerie; j’imagine ces auteurs tels que je suis.

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