Dean Ruushwilde

Historien passionné, Dean Russhwilde aide Jennifer Saint-Cleerc dans la quête : retrouver les écrits anciens.

Cet homme dans la quarantaine maitrise son sujet sur le bout des doigts. Selon lui, trop peu d’étudiants osent s’aventurer en profondeur dans les méandres de l’Histoire.

Ce grand rouquin musclé et séduisant est une vraie bibliothèque ambulante. Sa timidité le rend charmant malgré un caractère teinté d’arrogance. En public, il manque de leadeurship, ce qui le force à regarder par terre.

Il s’intéresse particulièrement à la légende d’un peuple disparu ayant autrefois laissé des traces de leur passage.

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― Dean, Dean Ruushwilde, enseignant d’histoire à la Faculté Scientiam des arts et des sciences, précisa-t-il. Je suis un de vos clients.

Dean se redressa, une lampe-torche éteinte comme seule arme.

― Je vous connais aussi, ajouta-t-il, vous êtes le libraire. Vous êtes monsieur Marbrooks.

― Que faites-vous ici, jeune homme? interrogea le vieillard.

― Je suis venu secourir mes amis retenus prisonniers, et ce n’est pas vous qui allez m’en empêcher, s’exclama-t-il pour se donner du courage.

― Moins fort, mon garçon! chuchota la dame qui dépassait largement la soixantaine. Nous sommes ici pour vous aider, cessez de vous tourmenter. Chut! Écoutez, messieurs…

De l’autre côté de la porte, on entendit un boucan du diable. La salle à manger du bistro semblait investie par une armée de délinquants. L’attention des kidnappeurs fut redirigée vers ce qui se passait là-haut. Le dernier à partir remit le bâillon sur la bouche de Jennifer avant de s’éloigner.

Sans se douter qu’elle n’était plus seule, elle tenta de nouveau de se libérer de ses liens.

― J’ai tout ce qu’il faut pour dévisser les charnières, et ce n’est pas vous qui allez m’en empêcher! reprit le libraire d’un air moqueur. Regardez bien ça, jeune homme.

― Il faut faire vite, messieurs. Les Cerbères vont revenir… Je suis madame Pauca, une amie de la défunte Lucia, ajouta-t-elle en se retournant vers Dean.

― D’accord, je vois… C’est l’antiquaire qui vous a téléphoné? Et la police? Quelqu’un s’en est chargé?

― Là, c’est à mon tour de vous demander de me faire confiance, insista Georges. Nous ne devons pas mêler la police à ça.

― Je suis d’accord avec vous! admit Dean.

― Vous n’avez pas idée de ce qui se passe ici, jeune homme!

― Ne me sous-estimez pas! Je suis probablement au courant de plus de choses que vous.